Projet impression 3D « Toucher pour voir » : Interview Tri-D

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Dans le cadre du projet « Toucher pour voir » de tri-D, la Troisième Révolution des Idées, nous avons interviewé Chris Delepierre afin d’en savoir un peu plus sur leur projet. Après avoir réussi leur campagne de crowfounding, ils se sont lancés dans ce projet et l’ont développé grâce à l’impression 3D. Retour sur ce projet d’impression 3D.

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Bonjour Chris. Pouvez-vous me présenter Tri-D ?

Bonjour ! Tri-D est la troisième révolution des idées. C’est une start-up sociale de conseil et de design en impression 3D qui se met au service de projets sociaux porteurs de sens. Nous travaillons sur les nouveaux usages que permet l’impression 3D. Nous souhaitons donner du sens à une action sociale.

 

Quel est votre projet « Toucher pour Voir » ?

C’est un projet que nous développons depuis septembre 2014. Nous l’avons créé surtout pour donner du sens et aider les personnes avec des déficiences visuelles.

L’intuition du toucher pour voir nous est venue en imprimant une venus de Milo dans un garage. Dans les musées, il est interdit de toucher ce que l’on voit donc on a voulu contourner ça. On s’est dit que le toucher pouvait se substituer à la vue. Il est possible de faire des répliques en miniature de ce que l’on peut voir quotidiennement.

Venus de milo imprimée en 3D

Pour les personnes privées de la vue, il s’agit d’imprimer en 3D des reproductions de monuments. Grâce à cela, les non-voyants peuvent se faire une reproduction mentale de ce qu’est tel ou tel monument. Nous matérialisons le virtuel en physique.

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De là sont issus plusieurs sous-projets d’impression 3D ?

  • Le « Toucher pour se remémorer » qui consiste à scanner des personnes pour permettre aux non-voyants de se remémorer un membre de sa famille (comme une photo de famille).
  • Le « Toucher pour visiter » pour nous donner le droit de toucher ce qui est exposé dans les musées : cela permet de rendre l’art accessible à tous !

Nous voulions avant tout donner de nouvelles dimensions grâce au toucher et ainsi redécouvrir sa ville.

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En parlant de ville, pourquoi avoir choisi de reproduire des monuments du Nord pas de Calais ?

Parce que nous sommes Ch’ti et que nous voulions reproduire, dans un premier temps, les monuments de notre ville.

Monuments de la ville de Lilles imprimés en 3D
Premiers prototypes imprimés en 3D de monuments de la ville de Lille

 

Pourquoi avoir choisi l’impression 3D pour ce projet ?

L’impression 3D permet de nouvelles choses , on réinvente les nouveaux possibles. On ne peut pas la concurrencer ! Elle fait des pièces uniques et sur mesure. Cette technologie est liée au numérique, à internet, aux logiciels de modélisation 3D. Il y a donc une flexibilité dans le numérique qu’on ne trouve pas en créant des moules par exemple. Faire des formes physiques, c’est ça, la plus-value de l’impression 3D.

Allier la flexibilité du numérique avec le fait de pouvoir faire des objets physiques c’est avoir un grand panel de solutions ! C’est très puissant d’utiliser l’impression 3D, de pouvoir fabriquer de façon agile des objets qui répondent à une thématique spécifique, comme ici, le handicap.

On peut s’adapter aux clients, aux différents besoins et aux différents handicaps que l’on peut rencontrer.

 

Vous avez collecté environ 3000€ de plus que ce que vous souhaitiez pour ce projet. Espériez-vous une telle réussite ?

C’était peut être ambitieux de collecter 10000€ et c’est important de dépasser l’objectif. Il est difficile d’estimer le coût du projet. Il faut un minimum pour que le projet puisse être réalisé mais il ne faut pas en demander trop pour pas que ce soit trop ambitieux. S’il avait été trop ambitieux, nous n’aurions pas récupéré un seul centime et le projet n’aurait pas pu voir le jour.

Mais aujourd’hui, même si l’argent que nous avons récolté est important, ce qui l’est encore plus ce sont le nombre de personnes qui ont financées le projet. Avec près de 160 « Kiss Bankers », nous avons trouvé notre force de réussite.

 

Où en est le projet aujourd’hui ?

Aujourd’hui nous sommes en train de matérialiser le Nord Pas de Calais en 3D. Nous étudions les aspects des monuments ainsi que l’aspect géographique pour les reproduire au mieux. Ensuite, l’idée est de les mettre en open source et de produire des kits d’objets tactiles. Mais le processus est long et grâce à l’argent récolté on a pu s’équiper avec 5 nouvelles imprimantes 3D dont une Ultimaker 2, une Ultimaker 2 Go et une Zortrax M200.

Projet Toucher pour voir

 

Merci d’avoir répondu à nos questions Chris !

Pour en savoir plus sur cette agence de conseil et de design en impression 3D, retrouvez leur blog ici.

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