Lexique de l'impression 3D

Brim : désigne une succession de couches jointe/concentriques toutes en contact avec le plateau et votre pièce afin d'optimiser l'adhérence de votre pièce au plateau. Particulièrement utile pour les pièces comportant des "îlots" (des points de contact fin avec le plateau, par exemple si vous imprimez un modèle de chaise sur votre imprimante). Sur l'image ci-contre le Brim est représenté en vert.


Calibre de l’extrudeur :
également appelé calibre de la buse d’extrusion, il s’agit du diamètre de la tête d’impression (extrudeur). Il est généralement de 0.35mm ou 0.4mm par défaut. Certaines imprimantes 3D proposent des packs de buses de différents diamètres, comme le Pack Olsson pour Ultimaker, avec des buses de 0.15mm (impression précise) à 1mm (impression rapide).


CAO : la Conception Assistée par Ordinateur désigne l’ensemble des techniques et logiciels de modélisation graphique permettant de tester virtuellement et de réaliser des produits manufacturés.


Carte SD : les cartes SD sont des cartes mémoire, servant à stocker et transférer toutes sortes de fichiers informatiques.


Dimensions externes : dimensions extérieures de votre appareil (imprimante 3D, scanner, etc).


Extrudeur : Un terme propre à l'impression 3D de type FDM (dépôt de fil fondu). Il s’agit de la tête d’impression par laquelle sort le plastique fondu (tout comme l’encre pour une imprimante classique).


Fichier STL : format de fichier de modélisation 3D couramment utilisé pour l’impression 3D. Dans le fichier STL sont enregistrées toutes les données de votre modèle 3D permettant à votre imprimante de comprendre où et comment déposer les couches de matériau.


Filament 3D : c’est le consommable de l’impression 3D dite FDM, tout comme la cartouche d’encre pour une imprimante classique/2D. Il s’agit usuellement d’une bobine de filament de matériau (généralement à base de plastique) qui est progressivement fondu à travers l’extrudeur afin de modéliser couche par couche l’objet désiré.


Gcode : format de fichier comportant le modèle 3D (fichier STL généralement) ainsi que les instructions pour que l'imprimante 3D puisse l'imprimer (déplacements, vitesse, hauteur de couche...). C'est le format final pour lancer une impression 3D.


Firmware: Micro logiciel machine intégré. Gère les différentes fonctions natives de l'imprimante 3D.

Fused Deposition Modeling (FDM) : il s’agit d’une technologie de fabrication additive. C’est-à-dire que le processus est le dépôt de matière couche par couche (additif). Il s’agit de la technologie utilisée par la plupart des imprimantes 3D de bureau car la première à s'être démocratisée.


Epaisseur de couche / Hauteur de couche (layer height) : Certainement l’un des critères les plus regardé par les makers. Il s’agit de la finesse d’impression de votre imprimante 3D. L’impression 3D se faisant par dépôt successif de couches de matière superposées, l’épaisseur de couche (ou Hauteur de couche) désigne donc la finesse de chaque couche de matière déposée. Une succession de couches très fines (0.02mm, ou 20 microns par exemple) apporte un rendu parfaitement lisse à votre pièce finale. En revanche votre impression durera plus longtemps que si vous imprimez avec des couches de 200 microns, au résultat final plus 'grossier'.


Hollow : désigne une pièce dont le taux de remplissage (Infill) est de 0%. La pièce imprimée ne comporte donc que les parois, l'intérieur est vide.


Îlots / islands : petits points de contact d'une pièce avec le plateau. Par exemple si vous imprimez une chaise debout sur votre plateau, les pieds de la chaises sont des îlots. Ces îlots sont susceptibles de se décoller plus facilement du plateau. Vous pouvez contrecarrer cet effet en imprimante un Brim.


Imprimante 3D : L’imprimante 3D est la machine destinée à la fabrication de pièces en 3 dimensions par dépôt de couches successives de matière fondue (plastique, métal, nourriture, etc). L’imprimante 3D (ou ‘tri-dimensionnelle’) permet donc de produire des objets réels.


Infill : Exprimé en pourcentage ou en décimal (de 0 à 1) selon les logiciels, l’option « Infill » représente le taux de remplissage de l’intérieur de votre création 3D. 10% d’Infill signifie que l’intérieur de votre pièce sera composée de 10% de matière et de 90% de vide. 100% d’Infill fait référence à une pièce totalement pleine.


Maker (un) : Terme anglophone signifiant « celui qui fabrique », il est communément repris à l’international pour désigner toute personne qui conçoit des objets en 3D grâce à une imprimante 3D.


Micron : unité de longueur de référence lorsque l’on parle de précision d’impression pour une imprimante 3D. 1 micron (1µ) = 0,001 millimètre. Par exemple une précision de 100 microns est égale à 0,1 millimètre (un dixième de millimètre).


Modèle 3D : le modèle 3D est le « dessin » en trois dimensions de votre objet à imprimer. On le transmet généralement à l’imprimante 3D sous la forme d’un fichier STL. Le modèle 3D, lorsqu'il est importé puis traité par le biais d'un logiciel d'impression sort au format Gcode. Il contient alors en mémoire toutes les caractéristiques nécessaires d’un objet pour que celui-ci soit compris et imprimé par l’imprimante 3D.


Offset : décalage forcé volontaire d'une mesure. Si l'on applique un offset à l'axe Z de 1mm par exemple à travers le logiciel d'impression, cela signifie qu'au démarrage de l'impression, le plateau sera décallé de la buse de 1mm tout au long de l'impression.


Open Source : La désignation open source, ou « code source ouvert », s’applique aux logiciels et aux produits dont la licence respecte des critères précisément établis par l’Open Source Initiative, c’est-à-dire les possibilités de libre redistribution, d’accès au code source (cas du logiciel) et de créer des travaux dérivés.


Plateau d’impression (ou 'Bed') : il s’agit du plateau sur lequel  le plastique fondu sera déposé couche par couche afin de créer au final l’objet à imprimer.


Pont : zone d'une pièce imprimée en 3D en suspension, en porte-à-faux, pour laquelle aucun support n'est généré.


Pré-calibré : l’appareil pré-calibré est un appareil déjà réglé suivant des données de référence pré-établies. Dans le cas d’une imprimante 3D cela signifie que les réglages de base sont déjà effectués, tels que : position de l’extrudeuse, paramétrage des axes, tension des courroies, horizontalité du plateau, etc).


Raft : Ce sont les premières couches déposées sur le plateau, sur lesquelles va se déposer votre impression. Elles sont plus épaisses et permettent une meilleure adhésion de votre pièce au plateau. Une fois l’impression terminée, le raft se retire de votre impression finale.


RepRap : RepRap est l’abréviation anglophone de « replicating rapid prototyper ». Il s’agit d’une initiative de développer une imprimante 3D open source qui peut imprimer ses propres composants, et par conséquent qui peut en grande partie s’auto-répliquer. L’intérêt étant de construire une imprimante 3D à moindre coût.


Rétraction : le fait que l'extruder 'ravale' du filament, généralement lorsqu'il passe d'un point A à un point B de votre pièce sans extruder. Cela permet d'éviter le "stringing" (l'apparition de fils de matériaux non voulus entre le point A et le point B).


Scanner 3D : le scanner 3D permet de modéliser un objet en le scannant avec des lasers ; c’est-à-dire d’enregistrer toutes ses caractéristiques, et d’en faire un dessin/modèle en 3D. Ceci afin de transmettre les données scannées (le modèle 3D) à une imprimante 3D, et reproduire cet objet à volonté.

Skirt (ou 'jupe') : dépot initial de matière autour de votre pièce à imprimer. La jupe est déposée avant l'impression de votre pièce afin de s'assurer d'un débit régulier et propre au démarrage de votre impression 3D.


SLA : fait référence à Stéréolithographie, une technologie d'impression 3D fonctionnant sur le principe de la photopolymérisation de résines liquides. Portée par le Fabricant Formlabs, c'est la seconde technologie à s'être démocratisée après le FDM. Cette technologie permet des impressions 3D d'une très grande précision avec un niveau de détail exceptionnel car elle élimine quasiment l'effet de strie propre au FDM, du fait de la solidification par un laser ultra précis.


Supports : les supports sont des ajouts de matières solubles permettant d’imprimer des parties en porte-à-faux sur vos pièces. Dans le cas d’une figurine avec les bras écartés, la première couche déposée pour former les bras ne repose sur rien si les supports sont absent ; votre extrudeuse déposera donc du filament dans le vide. Dès 30° d’inclinaison les supports sont généralement nécessaires. Les matières de support sont le PVA (soluble dans l’eau et recommandée pour le PLA), et le HIPS (soluble dans du D-limonène et recommandée avec l’ABS). Découvrez un exemple de support sur la fiche du filament 3D HIPS.


Shells : le « number of shells » (traduisible par « nombre de coquilles ») fait référence à l’épaisseur de la structure externe de votre pièce. Le minimum et étalon de cette mesure est 1. Chaque « shell » que vous rajoutez ajoute une couche supplémentaire au périmètre de votre pièce. Ainsi, si vous indiquez dans votre logiciel « shells = 2″, vous obtiendrez l’épaisseur de 3 cercles concentriques. Ces épaisseurs supplémentaires sont ajoutées à l’intérieur de votre pièce, de sorte que les dimensions externes ne varient pas.


Vase mode : mode d'impression dans lequel l'axe Z ne se déplace pas par à-coup à la fin de chaque couche. Il se déplace progressivement tout au long de l'impression, on dit aussi qu'il s'agit alors d'un 'Z' dynamique. L'impression en vase est très restrictive sur les caractéristiques du modèle à imprimer mais permet généralement des impressions plus propres.


Vitesse d’impression : la vitesse d’impression est une caractéristique très regardée lors d’un achat d’imprimante 3D. En effet la conception d’une pièce en plastique prend du temps, et la possibilité de passer son temps d’impression de 6h à 4h fait une différence. Les imprimantes actuelles présentent des vitesses d’impression allant de 20mm/sec à 120mm/sec en vitesse standard. Certaines machines comme les Ultimaker 2 peuvent pousser l’impression jusqu’à 300mm/sec (il ne faut toutefois pas s'attendre à des résultats de qualité à cette vitesse). Hormis la machine elle même, la vitesse d’impression est notamment affectée par la complexité de la pièce ou la précision souhaitée.


Volume d’impression : souvent désigné par les mesures « longueur x largeur x hauteur » (ou Lxlxh), le volume d’impression désigne le volume/la taille maximale de l’objet qui peut être imprimer par l’imprimante 3D. Si le volume d’impression maximum d’une machine est de 25 x 20 x 18cm, vous pouvez imprimer des objets en une fois de taille maximum de 25cm de longueur, 20cm de largeur et 18cm de hauteur. Si l’objet est plus grand, rien n’empêche de l’imprimer en plusieurs parties.


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